Enseignement

Objectifs

L’ESIG forme, sur une scolarité annuelle de 10 mois, des officiers supérieurs des Armées (Terre – Air – Mer) et de la Gendarmerie, aptes à assumer de hautes responsabilités au sein de leur armée d’appartenance, en particulier dans les états-majors de haut niveau interarmées, interalliés et internationaux.

Concrétisant l’ultime étape de formation des officiers supérieurs, l’ESIG propose une scolarité exigeante délivrant le seul brevet d’enseignement militaire supérieur du second degré (BEMS2) reconnu comme équivalent à celui de l’école de guerre de Paris.

Les objectifs d’enseignement de l’ESIG sont :

           1° l’exercice du commandement de haut niveau

         2° l’appropriation des enjeux de défense et de sécurité par le continent africain

Il s’agit pour cela de :

          1° Acquérir des méthodes et des clefs de compréhension communes ;

           2° Comprendre et donc s’adapter aux évolutions des environnements nationaux et               internationaux ;

          3° Consolider l’aptitude à décider, à communiquer et à agir.

Les points d’application prioritaires d’enseignement sont :

           – La planification et la conduite d’une opération (niv. opératif) sur le continent africain ;            – L’adaptation des forces armées aux enjeux sécuritaires futurs.

Fil directeur, le contenu de l’enseignement est centré sur l’environnement d’emploi et les missions les plus probables des officiers stagiaires en Afrique, que ce soit en national ou en international. De ce fait, partant du principe que la réponse aux enjeux sera multinational, l’effort est porté sur l’interopérabilité en opération multinationale et la réflexion sur les capacités des forces de sécurité et de défense en national.

A l’issue de leur cycle de formation à l’ESIG, les officiers sont aptes :

  • à participer à la conception, à la planification et à la conduite des opérations interarmées, dans un cadre national, multilatéral ou interallié, aux niveaux stratégique et opératif,
  • à exercer des responsabilités au sein des états-majors de haut niveau, de l’administration centrale ou au sein d’organismes nationaux et internationaux.

La scolarité permet aussi l’acquisition, sur volontariat, d’un MASTER 2 en stratégie, défense, sécurité, gestion des conflits et des catastrophes à l’université de Yaoundé II – Soa.

Domaines

L’enseignement dispensé dans une école de guerre est essentiellement professionnel, compte tenu de ses objectifs d’employabilité immédiate. La pédagogie d’une école de guerre est participative, favorisant une valorisation des expériences passées et des compétences interarmées des stagiaires.

Le rythme d’enseignement est donc basé sur une restitution pratique de tous les enseignements académiques et sur une valorisation du travail de groupe ou en simulation d’état-major. Cette ambition est facilitée par la taille réduite des promotions et le taux d’encadrement actuel.

La formation à l’ESIG s’opère dans deux grands domaines :

  • un enseignement général
  • un enseignement opérationnel

Le but de chaque domaine de formation est de :

  • Consolider la compétence opérationnelle, la réflexion stratégique, la recherche de l’interopérabilité dans tous les domaines (interarmées et interalliés) au sein de structures multinationales (ONU, UA, …)
  • Former des décideurs, capables d’exercer des responsabilités de haut niveau avec une vision élargie des problématiques contemporaines de défense,
  • Former des interlocuteurs crédibles, capables d’être force de proposition auprès des autorités politiques.

Un socle commun et prioritaire de méthodologie

Il s’agit de garantir l’employabilité et l’interopérabilité des officiers stagiaires en fin de scolarité, à travers :

  • une acquisition de méthodes d’aide à la décision en environnement complexe national et international. Cet effort porte sur l’assimilation de la méthode de planification, au détriment de la multiplication des exercices. En parallèle, des exercices communs, voire conjoints, pourraient être encouragés entre écoles de guerre francophones ou autres écoles de formations camerounaises;
  • une mise en situation des stagiaires, en apprentissage comme en évaluation (14 travaux dirigés, 5 exercices OPS majeurs), grâce aux volumes réduits de stagiaires ;

une consolidation de l’aptitude à convaincre et à agir, à travers des aides à la décision et à la communication (choix thématiques, cas concrets ou commandes d’états-majors).